SpectaclesCréation le 10 septembre 2002Au Théâtre du Rideau Vert, Montréal, Québec

La dernière bande

de Samuel Beckett

Chaque année, le jour de son anniversaire, Krapp enregistre un compte rendu détaillé de son état et de ses agissements durant l'année écoulée.

La dernière bande
La dernière bande
La dernière bande

À Propos

Chaque fois, il écoute l'une ou l'autre des bandes enregistrées des dizaines d'années auparavant, et il la commente. C'est dans cet éternel retour à son passé que réside maintenant sa seule lumière. Krapp, qui jadis déclarait ne plus rien vouloir de ce qu'il avait vécu, ne peut aujourd'hui exister que s'il parvient à être de nouveau ce qu'il fut: «Sois de nouveau, sois de nouveau». Il lui faut surtout être encore celui qui, «quand il y avait encore une chance de bonheur», a vécu un instant d'amour.

La dernière bande

Diffusions

10 au 21 septembre 2002

Théâtre du Rideau Vert, Montréal

16 au 19 octobre 2002

Théâtre Français, Centre national des arts, Ottawa (Canada)

24 et 25 octobre 2002

Salle Théâtre de la Ville, Longueuil (Québec)

30 octobre au 3 novembre 2002

Théâtre français de Toronto (Canada)

15 novembre 2002

Salle Albert Dumouchel, Valleyfield (Québec)

19 novembre 2002

Théâtre du Bic, Rimouski (Québec)

22 novembre 2002

Théâtre La Rubrique, Jonquière (Québec)

29 novembre au 1er décembre 2002

Théâtre l'Escaouette, Moncton (Canada)

4 décembre 2002

Théâtre Hector Charland, L’Assomption (Québec)

6 décembre 2002

Théâtre La Bordée, Québec

9 janvier au 1er février 2003

Théâtre de la Cité Internationale, Paris (France)

4 au 8 février 2003

Théâtre de l’Espace, scène nationale de Besançon (France)

13 et 14 février 2003

Maison de la culture André Malraux de Bourges (France)

21 février 2003

Théâtre du Crochetan, Monthey (Suisse)

16 au 19 octobre 2002

Théâtre Français, Centre national des arts, Ottawa (Canada)

30 octobre au 3 novembre 2002

Théâtre français de Toronto (Canada)

19 novembre 2002

Théâtre du Bic, Rimouski (Québec)

29 novembre au 1er décembre 2002

Théâtre l'Escaouette, Moncton (Canada)

6 décembre 2002

Théâtre La Bordée, Québec

4 au 8 février 2003

Théâtre de l’Espace, scène nationale de Besançon (France)

21 février 2003

Théâtre du Crochetan, Monthey (Suisse)

«

Viens d'écouter ce pauvre petit crétin pour qui je me prenais il y a trente ans, difficile de croire que j'aie jamais été con à ce point-là.
- Krapp

»

Crédits

Texte : Samuel Beckett
Mise en scène et scénographie : Denis Marleau
Avec : Gabriel Gascon
Assistance à la mise en scène : Stéphanie Jasmin
Régie : Martin Émond
Éclairages : Stéphane Jolicoeur
Costume : Daniel Fortin

Producteurs
Une coproduction d'UBU + Théâtre français du Centre national des arts + Théâtre du Rideau Vert

Revue de presse

LE FIGARO

Armelle Héliot

Il y a dans la manière dont Denis Marleau dirige Gabriel Gascon, dans la manière dont le comédien, musicalement, suit la partition pour voix unique et plurielle, une malice et une intelligence qui n’étouffent jamais l’émotion. Un accomplissement jusqu’au moindre regard.

LE MONDE

Michel Cournot

Gabriel Gascon et Denis Marleau, le metteur en scène, ces deux grands artistes du Québec, sont, on le sait, deux habitués des scènes françaises, auxquelles ils ont le don de donner des bonheurs.

VOIR

Luc Boulanger

[…] cette recherche de perfection formelle, qu’on peut voir au Rideau Vert, laisse place à l’émotion. Une émotion bien loin du pathos et du psychologisme, certes, mais un théâtre qui expose ainsi la blessure du néant nous parle de sentiment humain.

LE DEVOIR

Hervé Guay

Belle conclusion en deux temps aussi que celle que nous réserve ce soliloque inspiré. À nouveau, les mains frémissantes de Krapp embrassent son cher magnétophone, avant qu’il ne pose définitivement ses longues godasses de chaque côté. Ce point final carrément mis sur la table vient clore ne beauté une autre prestation mémorable du tandem Gascon-Marleau.

RADIO-CANADA

Robert Lévesque

Au Rideau Vert, Gabriel Gascon […] rend tout cela et encore plus dans une douleur tragique où la tendresse perce à travers la hargne.

LE DROIT

Caroline Barrière

Le metteur en scène Denis Marleau et le comédien Gabriel Gascon — excellent et juste du début à la fin, tant dans l’ironie que dans le drame — ont cerné à merveille cet univers à la fois cruel et émouvant où chaque déplacement, chaque silence et chaque froncement de sourcil rappellent une fin inévitable.

THE GAZETTE

Matt Radz

Marleau-Gascon’s illumination of Beckett’s anti-drama about an old man trying to decode the meaning of his (recorded) past, while inexorably stuck in the present, is a cathartic experience that, for the sake of our play-going future, ought to be an essential part of the new year’s curriculum for every theatre student and teacher in town. And every true amateur of live performance is encouraged to put it on top of their must-see list.

THE OTTAWA CITIZEN

Natasha Gauthier

From the stoop of his shoulders to the rusty chain-link rattle of his voice, Gascon weaves such a spell that his interpretation should become the reference for years to come.