SpectaclesCréation le 11 mars 2004Au Festival Borderline, Théâtre Royal, Mons, Belgique

Le moine noir

d' Anton Tchekhov

Andréï Vassiliévitch Kovrine, jeune maître de conférences en philosophie, est promis à un brillant avenir. Il a les nerfs frêles cependant.

Le moine noir
Le moine noir
Le moine noir

À Propos

Surmené par son travail, il va se réfugier à la campagne chez son ancien tuteur, Iégor Sémionytch Pessotski, un homme dont toute la vie se résume à l’amour qu’il porte à son immense domaine horticole et à la fille Tania. Kovrine, toujours aussi agité, absorbé et occupé des nuits entières par son travail intellectuel, connaît cependant des jours heureux ponctués de promenades avec Tania et de soirées à écouter les chants et la musique du salon. Sa joie ateint son paroxysme lorsqu’un moine vêtu de noir lui apparaît. Une fois. Deux fois. Plusieurs fois, s’approchant du jeune homme pour lui confirmer que son destin est exceptionnel et qu’il est appelé à «servir la vérité éternelle».

Diffusions

11 au 15 mars 2004

Festival Borderline, Théâtre Royal, Mons (Belgique)

18 au 20 mars 2004

Théâtre de la Place, Liège (Belgique)

25 au 27 mars 2004

Maison de la culture de Tournai (Belgique)

31 mars au 3 avril 2004

Comédie de Reims (France)

22 avril au 1er mai 2004

Théâtre français du Centre national des arts, Ottawa (Canada)

18 au 20 mai 2004

Carrefour international de théâtre, Québec

26 au 29 mai 2004

Monument-National, Montréal

12 au 15 octobre 2004

Comédie de Clermont-Ferrand, scène nationale (France)

21 et 22 octobre 2004

Grande salle de La Filature, scène nationale, Mulhouse (France)

18 au 20 novembre 2004

Le Volcan, scène nationale du Havre (France)

12 et 13 janvier 2005

Maison de la culture de Bourges (France)

18 au 26 janvier 2005

MC2, Maison de la culture de Grenoble (France)

3 et 4 février 2005

Espace Malraux, scène nationale de Chambéry et de la Savoie, Chambéry (France)

18 au 20 mars 2004

Théâtre de la Place, Liège (Belgique)

31 mars au 3 avril 2004

Comédie de Reims (France)

18 au 20 mai 2004

Carrefour international de théâtre, Québec

12 au 15 octobre 2004

Comédie de Clermont-Ferrand, scène nationale (France)

18 au 20 novembre 2004

Le Volcan, scène nationale du Havre (France)

18 au 26 janvier 2005

MC2, Maison de la culture de Grenoble (France)

Prix

Capital Critics' Circle 2003 Best professional director - Denis Marleau

Crédits

Texte : Anton Tchekhov
Traduction française : André Markowicz + Françoise Morvan
Adaptation, mise en scène et scénographie : Denis Marleau
Avec : Anne-Pascale Clairembourg + Sébastien Dutrieux + Louise Naubert + Marie-Danielle Parent + Gilles Pelletier
Collaboration artistique : Stéphanie Jasmin
Assistance à la mise en scène et régie : Martin Émond
Narration : André Markowicz
Musique originale : Denis Gougeon
Violon : Charles-Etienne Marchand
Design sonore : Nancy Tobin
Éclairages : Stéphane Jolicoeur
Conseils technique et montage : Yves Labelle
Staging video : Pierre Laniel
Costumes : Daniel Fortin
Maquillages et coiffures : Angelo Barsetti
Masque : Claude Rodrigue
Assistance au décor : Stéphane Longpré

Producteurs
Une coproduction d'UBU + Théâtre français du Centre National des arts du Canada + Manège de Mons + Festival Borderline + Lille 2004, Capitale européenne de la culture

Revue de presse

LE SOIR

Michèle Friche

Le rêve est palpable sur le plateau rigoureusement architecture et dépouillé avec des parois coulissantes claires qui permettent la fluidité des détours, avec ses portes qu’ouvrent et ferment en silence les techniciens stylés de la scène. […] Aux côtés du superbe comédien québécois Gilles Pelletier (l’horticulteur) juste, inquiétant, et de Louise Haubert, moine noir d’une intense et sobre présence, les deux jeunes Belges s’affirment au fil du spectacle, tous deux lumineux. Anne-Pascale Clairembourg, mystérieuse, douce, puis fermée dans l’échec, et Sébastien Dutrieux qui construit de scène en scène les richesses et les exaltations de son personnage, de la retenue très marquée à la détresse […]

LE COURRIER DE L'ESCAUT

Michel Voiturier

Le travail sur le texte est fabuleux. Il est donné avec une distance accordant aux mots le poids dont ils pèsent sur les psychologies. La gestuelle est stylisée, quasi chorégraphiée, accentuant les tensions entre les êtres, leurs élans, leurs désirs. Marleau pratique à merveille un jeu de champ/contre-champ.

RADIO-CANADA

Robert Lévesque

Si un dramaturge a su atteindre la grâce en ce bas monde, c’est bien Anton Pavlovitch Tchekhov, et Denis Marleau, en mettant en jeu un minimum de gestes, dans un irréalisme évacuant les scories du psychologisme pour atteindre au sublime d’une expression artistique opiniâtre, unique et autonome, trouvant sons sens dans sa forme et vice versa, il l’a vraiment atteinte, lui aussi, la grâce...

LE SOLEIL

Jean St-Hilaire

La scène est toute à l’exaltation, puis à la dissolution psychique de Kovrine, dont l’interprétation de Sébastien Dutrieux rend bien le caractère changeant, genre ciel d’automne. Jeu, vidéo, musique, lumières, tous les éléments tiennent une juste et forte place. Sans oublier la narration hors champ assumée par le traducteur du morceau, André Markowicz […] On a là une danse des éléments inquiétante, obscure, mais très poétique, un chant du destin auquel la musique de Denis Gougeon prête une grande résonance.

LE DEVOIR

Hervé Guay

Dans cet espace irréel, les comédiens adoptent un jeu sculptural, traduisant des états d’âme en des poses, et des rythmes choisis. Tout naturellement, un violoniste et une cantatrice apparaissent et ajoutent d’autres correspondances à celles déjà esquissées. Ils ne troublent pas ce songe prégnant : ils l’enrichissent.

LE DROIT

Caroline Barrière

[…] une mise en scène rigoureusement chorégraphiée et empreinte de retenue, une esthétique sublime passant du noir au blanc, bien servie par la technologie et une scénographie qui se déploie dans un espace en transparence grâce aux éclairages stylisés de Stéphane Jolicoeur. Puis il y a cet autre personnage, celui de la musique et du chant […] qui scelle magnifiquement le destin des êtres entre les silences.

THE OTTAWA CITIZEN

Natasha Gauthier

[…] there are the more subtle masterpieces, the kind that slip over your skin where they nibble away at you for days. Le Moine noir, Denis Marleau’s new production playing at the NAC Theatre, is haunting and softly melancholic as a Tchaikovsky ballet score. […] The result is hypnotic, affecting the senses and intellect Uke some slow-acting narcotic.

CBC

Alvina Ruprecht, Ottawa Morning

[…] In fact this story allows Marleau to create an outrageous mixture of stage worlds, where the ancient and the modem collide in a most exciting way.

LA PRESSE

Ève Dumas

Le Moine noir est d’une finesse exquise.