SpectaclesCréation le 16 janvier 2002Au Théâtre du Rideau Vert, Montréal, Québec

Au coeur de la rose

de Pierre Perrault

Une île, isolée au milieu du fleuve, petit monde fermé où les désirs s’exacerbent puissamment avant de mourir étouffés dans les ventres des femmes.

Au coeur de la rose
Au coeur de la rose
Au coeur de la rose

À Propos

Tous les enfants ont quitté le Père et la Mère, sauf la plus jeune, la Fille, qui épuise avec rage sa jeunesse à garder avec ses parents le phare de l’ile. Au matin d’une nuit de tempête, une goélette gît dans la bie. Débarque avec son capitaine un jeune marin. Pour la Fille, ce marin, c’est l’amour, c’est la vie, c’est le monde. Mais ni le Père ni la Mère ne l’entendent ainsi. Quant au marin, la force tellurique de ce désir de femme l’effraie. La Fille en sera-t-elle réduite à crier toute sa vie ?

Diffusions

15 janvier au 9 février 2002

Théâtre du Rideau Vert, Montréal

14 au 23 février 2002

Théâtre français du Centre national des arts, Ottawa (Canada)

14 au 23 février 2002

Théâtre français du Centre national des arts, Ottawa (Canada)

Prix

Capital Critics' Circle 2002
Best professional production

«

Je suis un pays en quête d'exploit. Et je ne trouve que gens économes et prudents qui craignent le renard au poulailler
- La Fille

»

Crédits

Texte : Pierre Perrault
Mise en scène : Denis Marleau
Avec : Paul Ahmarani + Isabelle Blais + Maxime Denommée + Louise Laprade + Claude Lemieux + Paul Savoie
Assistance à la mise en scène, recherche et conception des images vidéo : Stéphanie Jasmin
Scénographie : Catherine Granche
Éclairages : Stéphane Jolicoeur
Musique originale : Denis Gougeon
Design sonore : Nancy Tobin
Direction technique vidéo : Pierre Laniel
Montage vidéo : Yves Labelle
Régie générale : Élaine Normandeau
Costumes : François Barbeau

Producteurs
Une coproduction d'UBU + Théâtre du Rideau Vert

Revue de presse

LE DEVOIR

Solange Lévesque

Les traits musicaux de Denis Gougeon ponctuent en sourdine cet oratorio resplendissant de vérité, bouleversant de sobriété, douloureux de beauté. […] La rencontre d’une telle beauté est aussi rare que déroutante, aussi faut-il au spectateur quelques secondes pour trouver son lieu d’écoute. Après, c’est l’enchantement. Chacun reconnaîtra une part de lui-même au cœur de ce spectacle. Car, comme dit la mère : « Ce sont les mots qui nous choisissent ».

VOIR

Marie Labrecque

[…] Denis Marleau a trouvé dans ce pan un peu oublié du répertoire québécois un objet d’une poésie étrange et magnifique, bercé de métaphores marines ; une langue riche de ses sonorités régionales, qu’elle transcende pourtant.

SPIRALE

Pierre L'Hérault

La mise en scène de Marleau […] libère Au cœur de la rose d’une référentialité réductrice, bien que difficilement évitable, pour situer à l’intérieur d’un espace littéraire en émergence, beaucoup plus complexe et vivant qu’on a tendance à le voir, cherchant son autonomisation tout en étant branché sur la modernité et l’actualité européennes.

RADIO-CANADA

Pierre Thibault

Une scénographie dépouillée, une épuration absolument maîtrisée dans les mouvements, une volonté franche, assumée et délibérée de foncer vers l’essentiel, une lecture qui s’extrait de tout rapport réducteur, identitaire ou folklorique, des images au ralenti de films de Pierre Perrault encadrant la scène, ce ne sont là que quelques-uns des ingrédients subtils et magiques qui font émerger ce bijou dramatique et qui laissent s’épanouir l’un des plus beaux objets artistiques auxquels il m’ait été donné d’assister, toutes disciplines confondues.

THE GAZETTE

Matt Radz

The early lighting design, decor and costumes, the poised, focused acting, everything is subdued, throwing the dramatic light on Perrault’s words. Stripped bare to stark oral-tradition essentials, this is theatre at its most affecting and persuasive.

THE GLOBE AND MAIL

Kate Taylor

[…] less certain of the merits of this unforgiving production in which Marleau so deliberately unfurls Perrault’s achievement.