Labos et transmissionCréation le 04 mai 2026Du 4 au 9 mai au Théâtre français du CNA (Ottawa)

La mort de Tintagiles

de Maurice Maeterlinck

Voix et ténèbres chez Maeterlinck
Laboratoire d’interprétation
du Théâtre français du CNA

Labo du CNA 2026_S Jasmin
La mort de Tintagiles
La mort de Tintagiles
La mort de Tintagiles
Labo du CNA 2026
Labo du CNA 2026
Labo du CNA 2026
Labo du CNA 2026_
La mort de Tintagiles

À Propos

Relancés par Mani Soleymanlou, directeur artistique du Centre national des Arts à Ottawa, les Laboratoires du Théâtre français s’inscrivent dans une lignée d’échanges et de transmission initiée en 2002 par Denis Marleau lui-même, lorsqu’il était à la tête de cette institution.
Pour ce labo printanier, il a choisi de poursuivre avec Stéphanie Jasmin leur exploration du premier théâtre de Maeterlinck avec La mort de Tintagiles dont l’absence d’action, le silence et la parole raréfiée ont fondé une poétique qui entraînera une mise en cause des approches du jeu de l’acteur. Pöur les neuf participant·es du stage, divers registres de profération, choral ou en solo, ont pu être ainsi expérimentés dans la découverte d’une écriture radicale qui a inspiré la pratique théâtrale d’UBU.
Dans les drames statiques de Maeterlinck, un langage minimaliste, pour ne pas dire troué, tente de dire l’inexprimable. Au théâtre, l’absence d’action, le silence et la parole raréfiée deviennent ainsi les fondements d’une poétique qui entraînera une mise en cause radicale des approches du jeu de l’acteur et inspirera tour à tour Meyerhold et Artaud, Beckett et Kantor. Un art d’être en scène qui s’appuie sur l’expérimentation de nouveaux registres de présence et de construction du personnage maeterlinckien. Un personnage réceptacle de forces occultes, contradictoires et douloureuses, qui expriment la fragilité de la vie et la subjectivité du regard.

« Il n’y a aucune crise du personnage, il y a un incessant processus d’exploration de ce qu’être un personnage veut dire, une incessante sollicitation pour que l’acteur déploie des registres de prises de parole pas ou peu pratiqués jusqu’alors ou dont on n’avait pas reconnu la fécondité.
Il est au théâtre des modes d’existence de la parole autres que celui qui consiste à l’incarner a priori dans un personnage. Si personnage il y a, il est à concevoir comme un porte-voix, un corps qui émet, plus que comme double fantasmé de quelqu’un dont l’existence dans le réel pourrait être attestée. » Didier-Georges Gabily

«

Les émotions de l’âme et leur tragique sont liés indissolublement à l’émotion issue de la forme, celle-ci est partie intégrante du contenu, en particulier chez Maeterlinck, qui donne telle forme plutôt que telle autre à ce qui est si simple et si familier.
Vsevolod Meyerhold, Écrits sur le théâtre

»

Crédits

Direction artistique : Denis Marleau
Dramaturgie : Stéphanie Jasmin
Son et micro : François Thibault
Avec : Emmanuel Bégin + Ève Gadouas + Jeanne Gionet-Lavigne + Ahlam Gholami + Julianna Guay + Parfaite Moussouanga + Iannicko N'Doua + Anna Romagny + Madani Tall + Alexis Tisseur

Références

Photos : Stéphanie Jasmin, Curtis Perry.