Stéphanie Jasmin lauréate du prix Siminovitch 2018

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La compagnie de création UBU est particulièrement heureuse et fière de souligner l’attribution de la plus haute distinction en théâtre au Canada, le Prix Siminovitch, à Stéphanie Jasmin, pour son travail depuis vingt ans comme conceptrice vidéo et scénographe. Décernée par la Fondation du Prix Siminovitch et le Centre national des Arts, cette récompense prestigieuse s’accompagne d’une bourse d’une valeur de 100 000 $.

Le Prix Siminovitch, accordé chaque année tour à tour à un dramaturge, à un metteur en scène ou à un concepteur, rend hommage à un artiste du théâtre dont le parcours à mi-carrière s’est distingué par son originalité et par le caractère novateur de sa pratique artistique. Cette année les trois autres finalistes du prix Siminovitch étaient les concepteurs Camellia Koo, Alexander MacSween et Itai Erdal.

« Les membres du jury ont parlé du frisson qu’ils ont éprouvé en découvrant l’œuvre de Stéphanie Jasmin. Sa vision originale et d’une grande beauté, capable de révéler des éléments d’une histoire, d’un texte ou d’un thème, éléments qui seraient autrement passés inaperçus, a séduit le jury. Le travail de Stéphanie Jasmin est poétique, presque abstrait. Il est à la frontière de l’innovation technologique, mais sans jamais tomber dans un intellectualisme qui serait imposé ou décoratif. Véritable artiste du monde du théâtre, Stéphanie Jasmin nous transporte dans une sphère émotionnelle plus profonde que la réalité elle-même. On peut dire qu’elle a inventé son propre langage scénique. Et elle en a encore beaucoup à nous montrer! On attend la suite avec impatience! » (Vanessa Porteus, présidente du jury, communiqué du CNA, 5 novembre).

À chaque année, dans un esprit de transmission, le lauréat.e du Prix Siminovitch remet un montant de 25 000 $ à un « protégé » de la relève dont la pratique se distingue déjà. Stéphanie Jasmin a choisi comme heureux élu le scénographe Max-Otto Fauteux, diplômé de l’École nationale de théâtre du Canada en 2010, avec lequel elle a notamment collaboré pour Lumières, lumières, lumières (2014) et Tartuffe (2016). « J’ai eu le plaisir de travailler avec lui et de le voir chercher avec rigueur et passion le geste le plus pur, la ligne débarrassée d’éléments décoratifs superflus, la forme nouvelle. Grand équilibriste entre les ombres et la lumière qu’il intègre souvent et savamment dans la structure et le fonctionnement même de ses décors, il navigue avec grâce entre l’éclat spectaculaire et une sobriété pleine de subtiles nuances. »

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